5ème jour : lundi 13 août

Publié le 9 Février 2013

La journée avait pourtant bien commencé ...

Arrivée à 8 h pétantes, Justo m’enjoint de déplacer avec la brouette (une fois de plus) des sacs d’argile agricole dans le fond de la cathédrale pour les amener à côté des sacs de plâtre et de ciment. Je suis décidé à bien obéir sagement. Mais Angel m’indique qu’il vaudrait mieux que je plâtre le muret de la cour. Et il semble dire à Justo que mon premier travail était bien inutile, ce qui fait grommeler ce dernier. Il me donne les outils, truelle et plate, et me montre les sacs de «mortero». C’est le grand oral ! Il me mime le geste à faire dans le vide, rien de plus. Par contre je suis observé dés mes premiers mouvements, de l’autre côté de la cour, je sens le regard pesant des deux maîtres des lieux qui ne se cachent pas pour me toiser. Je soigne le travail, j’étale bien l’enduit de bas en haut. Angoisse certaine, je sens leur regard derrière moi. Ils s’éloignent, ouf !! Angel vient plus tard me donner quelques conseils : mettre plus de matière, utiliser une planche pour faire le niveau en haut. Ça avance bien et je suis vraiment en train de «construire» la cathédrale.

Le déjeuner (à 14h) se passe bien. Justo me demande si je fais du bon travail même s’il ne va pas vérifier, histoire de maintenir la pression et me faire sentir le privilège qui m’est accordé. Julian mange avec nous, il est le beau-frère d’Angel, et sa seule tâche est de préparer le déjeuner, ce dont il semble s’acquitter fort mal puisqu’Angel se met aux fourneaux en l’engueulant.

Motivé, je m’y remet vite et travaille jusque 19 h sur mon muret. Je ne fais pas attention que tout s’est tu ici. Plus personne. Et la bonne surprise c’est qu’on a fermé la grille de la cuisine en y laissant mon sac bien posé en évidence sur une chaise ! Téléphone, portefeuille et clés sont évidemment dans mon sac. Je suis donc invisible, je gène, pour que le dernier qui passe ne prenne pas garde à m’enfermer dehors ! Je me bricole un fil à pêche avec un bout de ferraille et je crochète la chaise qui porte mon sac. Elle se trouve à 3 m environ de l’entrée. À travers la grille, je fais tomber tout ça et je fais glisser mon sac jusqu’à moi avec un deuxième lancer.

Je laisse tout en plan histoire qu’on voit bien le mal que je me suis donner.

Déçu.

Mon grand oeuvre : du plâtre sur un muret du cloître !

Mon grand oeuvre : du plâtre sur un muret du cloître !

Rédigé par Florian

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